Les communes mettent actuellement au point leur budget primitif pour l'année. Dans la vie locale, c'est un acte important. Particulièrement pour les écoles, qu'elles soient publiques ou privées sous contrat. Pour ces dernières, cette participation financière des municipalités revêt un caractère primordial, car elle permet de contribuer à la couverture de dépenses importantes en matière de fonctionnement.
Cette fiche vous propose des informations qui pourront vous être utiles dans les semaines qui viennent et qui, de toutes façons méritent d'être portées à la connaissance du président et des responsables d'une APEL en matière de fonctionnement.
Les relations et les négociations d'une école avec la mairie sont essentiellement du ressort de l'organisme de gestion (OGEC ou AEP) et de son conseil d'administration.
Elles ne font pas partie des responsabilités premières d'une APEL. Cependant les statuts des OGEC prévoient que le président des APEL est membre de droit de l'OGEC. Juridiquement associé à cet organisme, le président de l'APEL doit l'être aussi dans les faits.
Aussi il est hautement souhaitable qu'il soit d'une manière générale très au courant des négociations avec la municipalité et qu'en particulier il figure dans la délégation représentant l'école lors de ces différentes démarches. De même il est évidemment recommandé que le directeur fasse partie de cette délégation.
Le budget primitif des communes est voté au cours du premier
trimestre de chaque année civile. Mais pour que les décisions
prises soient bien réfléchies, les écoles
doivent entrer en relation avec les responsables de la commune
le plus rapidement possible.
De nombreuses difficultés sont apparues dans des municipalités qui refusent le contrat d'association pour les classes maternelles. Un des arguments avancés est que l'obligation scolaire commence à l'âge de 6 ans et que, même pour l'enseignement public, l'ouverture d'une école maternelle n'est pas une obligation légale. La commune n'est donc tenue d'assumer les charges que dans le cas où elle a donné son accord pour la signature du contrat.
Dans le dialogue avec la municipalité, les arguments suivants peuvent être utilisés : la loi de 1989 (loi Jospin) institue un droit à l'éducation pour les enfants dès l'âge de 3 ans ; d'autre part la mise en place des cycles d'enseignement dans le primaire ne distingue plus les classes maternelles et les classes primaires, puisque la grande section de maternelle, le cours préparatoire et le CE1 font partie du même cycle, celui des apprentissages fondamentaux.
" La prise en charge des élèves qui ne résident pas dans la commune - siège de l'école n'est obligatoire ni pour cette dernière ni pour les communes de résidence ; c'est sur la base d'accords amiables conclus avec la commune - siège que celles-ci peuvent apporter leurs contributions ".
Cette circulaire du 13 mars 1985 précise par ailleurs les conditions dans lesquelles cette contribution éventuelle des communes avoisinantes doit être versée. Dans ce contexte ou en cas de refus de la part des communes avoisinantes, il n'existe aucune solution légale. Seule une négociation intelligemment conduite peut résoudre la difficulté.
Il est important que le responsable de l'APEL connaisse le cadre juridique dans lequel fonctionne l'école pour bien savoir ce que celui-ci permet d'obtenir. A cet égard les écoles privées relèvent de 2 types de contrat :
Pour plus d'informations, voir la fiche " Contrat simple, contrat d'association " dans UNAPEL INFOS de décembre 1997.
En conséquence de cette dualité des situations juridiques des écoles et du caractère obligatoire ou non de cette participation, le montant de cette participation des communes peut être très variable d'une école à l'autre. Beaucoup de facteurs entrent en jeu ; en fonction du contexte local et de nombreuses autres considérations parmi lesquelles les données politiques sont loin d'être négligeables.
Les dépenses prises en compte par les 2 types de contrat sont, entre autres :
Cependant cette liste n'est pas limitative, du moment que la dépense
concerne le fonctionnement.
Les communes peuvent faire bénéficier des mesures à caractère social " tout enfant sans considération de l'établissement qu'il fréquente ", (article 7 de la Loi Debré).
Une circulaire d'application (5 octobre 1960) précise les principes qui régissent ces mesures.
La FNOGEC (Fédération Nationale des Organismes de Gestion de l'enseignement catholique) a édité 2 guides de négociation communale, dont l 'un est destiné aux membres de l'Enseignement Catholique, et particulièrement aux responsables des associations de gestion (OGEC et AEP) . Nous conseillons aux responsables d'APEL d'acquérir ce guide, d'ailleurs réalisé en collaboration avec l'UNAPEL afin que les Présidents puissent jouer le rôle qui est le leur, celui de soutien et d'accompagnement du président de l'OGEC et du directeur de l'école. L'autre s'adresse aux élus municipaux (bon nombre de parents d'élèves, à l'exemple du Président de l'UNAPEL, sont aussi des élus municipaux !).
Ces 2 guides sont disponibles
au siège de la FNOGEC, 277 rue Saint-Jacques 75005 Paris.
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