Le RACKET, une peur, une réalité...
1. Une définition simple
- " fait d’extorquer de l’argent (ou autre chose) de manière violente ou par chantage ". (Larousse Super major)
- deux notions à retenir :
- manière violente : fait référence à la force et à la brutalité (obliger quelqu’un à faire quelque chose) ;
- chantage : pression exercée sur quelqu’un pour lui faire faire ce que l’on veut et en particulier pour lui extorquer de l’argent (ou autre chose).
2. Un contexte, un cadre à cerner, à comprendre : l’influence extérieure, celle des autres.
Face à l’influence extérieure (copains, copines, autres jeunes, y compris hors de l’établissement), il faut rester soi-même, ne pas céder à la peur ou pire à la panique.
L’influence extérieure dans ce cas se traduit de diverses manières exprimées par plusieurs mots :
- Le dictat (référence dictature), obliger sans possibilité de recours ;
- La contrainte, obliger mais dans un instant précis à un moment précis ;
- La direction (je t’influence, je te propose quelque chose dont tu sais déjà que cela n’est pas juste) ;
- Le manque de personnalité : je me sens faible, j’ai peur, je me sens seul...
3. Comment analyser une situation où l’on se sent " fragile " pour ne pas se laisser conditionner (tomber dans le piège que l’on me tend pour le racket par exemple mais pour bien d’autres choses aussi) :
- Observer : qui sont mes interlocuteurs ?
- Réfléchir ;
- Garder un esprit critique : en aucun cas je ne suis seul, je peux agir, je ne suis pas dominé ;
- Ne pas subir : quand l’incident se produit, je gère un moment, un instant difficile mais qui sera forcément court. Je garde mon calme. Je ne provoque pas. Je prends acte (j’écoute) mais je ne m’engage pas. Mon attitude physique n’est pas agressive mais calme. Elle va m’aider à gérer ma peur et à montrer à mon interlocuteur que je ne suis pas à sa merci ;
- Ne pas se laisser assaillir, contrôler : face à un ou plusieurs individus, j’adopte une attitude non provocante, si je le peux, je romps le dialogue en m’aidant de facteurs extérieurs (proximité d’autres personnes, etc.)
4. L’incident s’est produit : que faire ?
Je dois absolument et sans délai communiquer.
À qui :
- À la maison : mes parents, ou la personne qui s’occupe de moi ;
- À l’école : à l’institutrice ou la Directrice ;
- Au collège : je préviens immédiatement un surveillant et le Conseiller Principal d'éducation. Je m’adresse également à mon responsable de cycle (directeur du collège). Je préviens également les élèves-délégués de classe ;
- Si l’incident est sérieux, mon problème sera réglé soit en interne (sanctions citées dans le règlement intérieur que chacun a signé), soit par le biais d’une action de la Police et de la Justice. Je dois être précis, concis, ne pas avoir peur de parler. Je montre ainsi ma force. A l’école, la loi s’exerce aussi.
5. Quelques précisions
- Les lieux propices au racket sont le plus souvent les installations sportives, les recoins de cours de récréation, les abords de l’établissement. Dans ce dernier cas mieux vaut aller en permanence ou rester dans l’établissement plutôt que de sortir et rester seul un trop long moment ;
- Le racket existe mais il n’est pas un problème quotidien. Il reste assez rare, malgré l’impact des images de la télévision. La violence verbale est beaucoup plus importante ;
- Le racket touche autant de filles que de garçons. Les auteurs sont par contre majoritairement des garçons.
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Création : 2002/07/09 | Dernière modification : 2003/10/23
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