ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE L´UDAPEL 06
Jeudi 16 DÉCEMBRE 1999 à 20 h 30
RAPPORT MORAL : Administrateurs
DES SECTEURS DYNAMIQUES. UNE DYNAMIQUE DE SECTEUR
Un secteur, qu´est-ce que c´est ?
Dans l´organisation du mouvement des APEL, tout le monde connaît les APEL d´établissements, socles et éléments principaux de notre activité, les unions départementales (les UDAPEL), les unions régionales (les URAPEL) et l´union nationale (l´UNAPEL). Ces différents niveaux d´organisation et d´intervention ont d´excellentes raisons d´être, et elles sont reconnues officiellement et juridiquement.
Il existe cependant, entre les APEL d´établissements et l´union départementale, un autre niveau d´action, moins connu, sans réalité formelle et juridique, mais qui possède lui aussi une vraie raison d´être. Ce niveau, c´est le secteur.
Un secteur réunit les différentes APEL d´une même ville, ou de plusieurs communes voisines, ou encore, dans le cas des très grandes villes, les APEL d´un quartier ou d´un arrondissement de la ville.
Quelles sont donc les raisons d´être d´un secteur ?
- La proximité
- Le plus souvent, une réalité politique importante, celle de la commune
- La communauté
La proximité
Elle facilite les rencontres entre les APEL d´un secteur, elle permet une bénéfique connaissance réciproque des responsables, des réflexions, des actions et des problèmes de chacune des associations, elle peut favoriser, quand c´est nécessaire, une addition des énergies et des moyens pour d´utiles initiatives communes en direction des parents, des élèves, des pouvoirs publics et des médias, elle peut, enfin, permettre une éventuelle entraide entre les associations.
La réalité politique
De ce point de vue, le " meilleur " secteur est peut-être celui qui coïncide avec une commune. Les communes, comme on le sait, sont devenues depuis les lois de décentralisation de 1982 des interlocuteurs importants de l´Enseignement privé sous contrat, notamment pour les écoles primaires et maternelles. Que les parents d´élèves des différents établissements d´une même ville puissent s´exprimer d´une voix unie et unique ne peut que renforcer leur audience et leur présence auprès des pouvoirs publics locaux.
La communauté
Elle est souvent celle des problèmes. Les différents établissements d´une même ville, et donc leurs APEL, peuvent avoir à résoudre un même problème. Celui, par exemple, d´une subvention de la municipalité aux frais de cantine des écoles sous contrat de son territoire, ou celui du montant des forfaits communaux attribués à ces écoles. Face à ces problèmes communs, il est bon de pouvoir mener une réflexion et une action communes, en étroite relation, bien sûr, avec nos partenaires des " communautés éducatives " (chefs d´établissements, présidents d´OGEC, enseignants, etc.), dans le respect des prérogatives de chacun. La communauté peut être aussi, on l´a déjà évoqué, celle des moyens. Additionner ou mutualiser des moyens (moyens humains et matériels), c´est l´expression d´une juste et utile solidarité, et, souvent, la garantie, ou au moins la condition, d´une plus grande efficacité.
Voilà, selon moi, en quelques mots, les grandes raisons qui justifient que non seulement les APEL ne dédaignent pas ce niveau d´intervention qu´est le secteur mais qu´au contraire elles s´attachent à lui donner un contenu et à lui imprimer une vraie dynamique. En s´efforçant, selon les cas, d´entraîner ou d´accompagner, dans - je le répète - le respect de leurs prérogatives et de leur personnalité, chacun des principaux acteurs concernés de l´enseignement Catholique. Dans l´unité et l´harmonie.
Ces secteurs sont en général animés par des membres du conseil d´administration de l´UDAPEL. Mais il est clair qu´ils ne peuvent vivre et prospérer qu´avec l´entière et active adhésion des responsables des APEL concernées. Une adhésion fondée sur une bonne compréhension des réalités, sur le sens des responsabilités, sur une confiance réciproque et sur un principe dont la banalité n´a d´égale que la vérité :
" L´union fait la force ! ".
M.M.M (12-1999).