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" L'École buissonnière, avenir de l'école ? "


thème du prochain congrès national des Apel

Voir par le beau : thème de l'URAPEL NICE-CORSE

Congrès de REIMS 24/25/26 Mai 2002

Quelques réflexions rapides à la suite de notre réunion du 16/1/02 à Stan – Cannes

1 – Pourquoi s’intéresser au beau ?
2 – Objectif de l’URAPEL
3 – Que faire pour le colloque ?

 

1 - Pourquoi s’intéresser au " beau " ?

Quelques pistes

Les premières poteries retrouvées par les archéologues portaient déjà un décor. Au-delà de la fonction des objets, l’homme éprouve le besoin de les élever.

L’artiste a une action " créatrice " il transcende le réel pour lui donner une nouvelle dimension. La part de " divin " (dans son aspect créateur) qui est en l’homme est ainsi mise en avant.

" le peintre et le poète, assembleurs de saisons aux plus hauts lieux d’intersection " St John Perse

" Ignorant qui croit que je ne suis pas toi, si je parle de moi, je te parle de toi. " V. Hugo

Est donc " beau " ce qui trouve une " résonance " en nous, l’artiste a le don d’exprimer ce que nous ignorions ou sentions confusément en nous et de révéler nos potentialités.

Cette résonance, nous la trouvons aussi dans la nature, face à des éléments avec lesquels nous nous sentons en harmonie.

Il n’y a pas de " beau " absolu. Aucun sentiment de beau n’est méprisable.

Depuis les origines, nos prédécesseurs n’ont cessé de créer. Partant des arts primitifs, ils ont toujours cherché à améliorer leurs arts et à aller vers plus de beauté.

Toutes les pistes explorées n’ont pas produit des fruits de même qualité, mais certaines se sont révélées plus durables que d’autres. Ces " progrès " de l’art peuvent aller vers plus de raffinement ou plus de dépouillement.
Mais même s’ils contiennent toujours une infime part de nous-même certaines expressions artistiques restent appréciées au travers des générations, d’autres – échos passagers de mode - tombent dans l’oubli.

On peut sans doute considérer sans trop d’erreur que ce que de nombreuses générations ont apprécié devait comporter quelques éléments qui vibrent à l’unisson des hommes et trouver là l’indication d’une forte présomption de " beauté ".

La culture du beau peut être transmise de diverses façons notamment en incitant à s’engager sur un itinéraire historique qui invite l’élève à refaire le cheminement du primitif à l’élaboré.

 

2 - Objectif de l’URAPEL

Partant des réflexions ci-dessus ; l’URAPEL constate que depuis quelques décennies l’éducation, en donnant la priorité à la quantification, a privilégié l’étude des sciences et des sciences humaines et a un peu négligé la dimension culturelle de l’éducation.

Pourtant :

Un bon dessin vaut mieux qu’un long discours, on peut communier dans les mêmes " émotions ", etc.

" N’est on pas en droit de tenir l’instrument poétique pour aussi légitime que l’instrument logique " St John Perse

Comment comprendre certains usages sans comprendre d’où en vient la cause ? Comment comprendre les œuvres d’art, les bâtiments, les poèmes, les pièces classiques et aujourd’hui le cinéma sans savoir à quoi nombre de ces œuvres se référent. Comment voir leur beauté sans connaître les mythes fondateurs qui les ont inspirées ?

Comprendre notre culture c’est découvrir quels en sont les éléments fondateurs et savoir comment nous en sommes arrivés où nous sommes.

C’est pourquoi l’URAPEL préconise un retour aux " humanités ", à la redécouverte du beau dans le cursus scolaire, ceci pour :

  1. Développer la personnalité des élèves dans la totalité de ses facettes ;
  2. Leur donner des clefs pour mieux prendre en compte leur propre culture.

Quelle culture traiter ?

Il nous semble qu’il y a peu d’intérêt à enseigner en priorité à nos enfants comment déchiffrer la signification des codes posturaux du Bouddha.

Il s’agit bien d’évoquer le beau de la culture française et européenne, de traiter des grands thèmes de l’art chrétien.

À partir de ce tronc commun, structurant pour la pensée et le goût, il sera possible d’avoir un regard plus profond sur les autres cultures (notamment celles qui nous sont proches) et d’évoquer l’universalité du beau.

Apprendre à voir par le beau ? Apprendre à voir le beau ?

 

3 - Que faire pour le colloque ?

1 - Objectifs

1 – Transmettre notre conviction que l’enseignement du beau s’impose ;

2 – Proposer en exemple une méthode d’enseignement pour souligner que c’est possible et facilement accessible au plus grand nombre (enseignants et enseignés).

Moyens

Présence sur un stand (6x3) pendant trois jours lors du colloque de UNAPEL

Organisation d’un Forum (1 heure – 120 personnes) lors de ce même colloque

Questions

1 – Quelle choix pour le stand ?

- Faut-il un stand didactique ?
- Un stand " choc " ?
- Une combinaison : un stand " choc " proposant une démonstration de la méthode toutes les heures (par exemple : et sur grand écran plat, pas sur petit PC timbre poste).

À trop vouloir faire, l’impact se dilue. Il faut prendre un " parti "

 

2 – Qui inviter au Forum ?

Modérateur - Pose le débat – Donne la parole 10 mn à chaque intervenant par une question adaptée – propose un échange entre les intervenants – donne la parole à la salle pour des questions. Il peut être utile d’inviter un groupe (Étudiants, parents connus, etc.) avec lesquels des questions seront préparées, puis communiquées aux intervenants à l’avance. Elles permettront d’obtenir des réponses plus " denses ". L’échange " libre " avec la salle pourrait clore le forum.

Conférenciers quelques exemples :

Un artiste ? Vos racines " artistiques " sont elles celles de votre public ?

Un conservateur ? Comment constituer un musée imaginaire le plus complet possible dans la tête des élèves de l’enseignement catholique ? Comment le musée participe aujourd’hui à la culture des individus – au-delà de la visite du mercredi après-midi ?

Un chef d’entreprise ? L’art est-il un élément du compte d’exploitation ?

Un enseignant, un chef d’établissement ? Pourquoi et comment donner une culture " classique " aux élèves ?

 

Orientations

Se démarquer du ron-ron ambiant dans ce genre de manifestation.

Être " vus " parce que différents.

Nous avons une méthode à proposer qui peut servir de fil conducteur et donner sa cohérence à l’ensemble de la présentation de l’URAPEL. Il faut que la démarche proposée soit identifiable et déclinée dans tous les aspects de notre présence lors du colloque.

Etre cohérents : toujours le même tableau, la même image, le même drapeau mis en avant.

L’échange avec les promoteurs de la méthode semble nécessaire pour que le choix de l’URAPEL soit bien cohérent avec ce qu’ils proposent.

Quelqu’un devra décider (Je ne crois pas trop aux décisions collégiales qui émasculent les bonnes idées).

Voilà cher Michel, ce que je retire de notre échange d’hier au soir.

À suivre...

Le 19/1/02





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