Notes 1 sur le Congrès de REIMS 24/25/26 Mai 2002 - JV06 -
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I - Une totale réussite, tant sur la forme que sur le fond II - Un constat de double rupture (externe et interne) III - Un motif de désespérance IV - Un grand espoir quand même |
Sur la forme : l'organisation était parfaite, quasiment aucune faille à signaler, que ce soit dans l'enregistrement des 1200 participants, leurs transferts en divers lieu, les repas, le déroulement des débats, les stands. Une ombre peut-être : le manque d'isolation phonique entre les forums.
Sur le fond : nous avons rencontré des intervenants de grandes qualités, certains très renommés (Albert Jacquard, Claude Bébéar), et nombre d'entre eux firent des présentations innovantes et enrichissantes. Je pense par exemple à Luis Romero, au directeur du centre "L'Ecluse", etc. et je n'oublie surtout pas la valeur des propositions présentées par Eric Delabare. Ce congrès a confirmé que nous avions un Président remarquable et que son successeur élu était bien armé pour lui succéder.
Ce congrès a fait la preuve que la force vive de l'enseignement catholique, ce sont les parents.
À l'opposé des assises de l'enseignement catholique qui ronronnent, semble-t-il, dans l'autosatisfaction.
Les vraies questions ont ici été posées, des initiatives innovantes ont été présentées, des propositions concrètes ont été avancées, pour adapter l'école à l'évolution du temps.
La valeur de ce qui s'est dit au cours de ce congrès nous amène au constat d'une double rupture.
Ce ne sont pas seulement les parents qui auraient dû participer à ce congrès, mais les chefs d'établissement et les enseignants.
" Voyez Messieurs ce que les parents ont à dire ! Voyez, la qualité de leurs analyses sur les évolutions de l'école et l'inanité de votre position qui tend à faire des parents des partenaires de deuxième catégorie au sein de la communauté éducative ".
" Voyez ce que nous considérons devoir être une école respectueuse de TOUS les enfants, véritablement habitée d'un " caractère propre ", une école adaptée à la diversité des enfants, où la réussite est celle de tous, non seulement des meilleurs, sinon vous n'avez comme référence à Jésus que le nom de catholique ".
Il semble impératif de mettre en urgence des moyens pour intégrer les APEL d'établissements dans la démarche de réflexion des structures. L'UDAPEL Nice a des premières propositions concrètes et immédiates à faire.
Ceci me semble indispensable pour que les actions du mouvement donnent du sens aux actions quotidiennes sur le terrain, et pour que face à la relative permanence des chefs d'établissements, le renouvellement plus fréquent des parents d'élèves se fasse dans une continuité d'inspiration.
Notre première proposition : constituer un comité départemental consultatif permanent, dont seraient membres de droit les membres du CA de l'UDAPEL et TOUS des présidents d'APEL du département.
Des convocations en tant que de besoin, sur des sujets d'actualité. Grille de réflexion détaillée et précise envoyée avec la convocation, pour éviter de tourner en rond. Pas de réunionite jusqu'à des heures avancées.
Exemple : première réunion sur les cotisations, leur encaissement, leur versement à l'APEL, puis à l'UDAPEL, les transferts de fichier, les abonnements à famille éducation, l'amélioration nécessaire pour éviter les hausses futures.
Une deuxième proposition serait l'obligation d'inclure dans les statuts de chaque APEL d'établissement qu'elle reconnaît devoir son existence de représentant exclusif des parents d'élève aux statuts de l'enseignement catholique, qu'elle s'inscrit dans le mouvement national des APEL et s'engage à en respecter le mode de fonctionnement.
Les chefs d'établissements accommodent chacun l'APEL à la sauce qui leur convient, les APEL entre elles, présentent trop de disparités.
Une troisième proposition serait de faire de l'année 2002-2003 l'année des APEL, c'est-à-dire l'année de la reconnaissance pleine et entière des APEL, par tous les chefs d'établissement.
" Si vous traitez quelqu'un en voleur, il se comportera en voleur ". Si les chefs d'établissements traitent les parents d'élèves en partenaires responsables, ce seront des partenaires responsables. Des gens qui sachant que leur chef d'établissement respecte les structures UDAPEL/URAPEL/UNAPEL, respecteront eux-mêmes le travail en commun que nous leur proposons.
Et puis cessons, ces futiles guéguerres de retardement. Au hasard : " On a pas le droit de mettre les cotisations sur factures " " Les parents ne sont pas prêts à ... ", j'en passe et des meilleurs
Comment faire avancer les choses ? Le plus politiquement possible, mais très fermement.
Si l'on a peur des vagues, peur de se mouiller les orteils, alors restons chaudement dans notre ronron de réunions, et passons au point suivant.
Ce congrès enthousiasmant peut être un terrible motif de désespérance pour le parent d'élève de bonne volonté - beaucoup se reconnaîtront - qui voit que depuis des années, les choses dites à la base, dites au sommet, restent sur le terrain sans beaucoup d'effet. À quoi bon continuer à se donner de la peine ? Limitons-nous à l'animation bien quotidienne de notre APEL pour nos petits, dans nos établissements et sans heurter en quoi que ce soit les responsables, de crainte que...
Il ne se peut que cette formidable inspiration reste sans effet, ne laissons pas retomber le soufflé. Paul Malartre, Délégué de l'Enseignement Catholique a lui-même publiquement annoncé en séance plénière qu'il se déclarait porteur d'un certain nombre de nos propositions et que dans l'année il veillerait à ce qu'elle soit mise en œuvre, j'ai noté par exemple, la cotisation (bien faite) sur facture , la participation aux conseils de classe, etc.
Soyons ses relais à la base.
JV06