URAPEL - NICE - CORSE -

Premier colloque régional de
l'Association des Parents d'élèves de l'Enseignement Libre

DOSSIER DE PRESSE

« Parents, élèves nous parlent de l'Enseignement Catholique : le Projet Éducatif »


1. - LE PROJET ÉDUCATIF : POINTS DE REPÈRE

1-1. LE PROJET ÉDUCATIF - POINTS DE REPÈRE 1

DÉFINITION

Le projet éducatif est un document écrit propre à chaque établissement catholique d'enseignement. Dans celui-ci, l'ensemble de la communauté éducative, sous la responsabilité du chef d'établissement , se donne des objectifs et s'engage à les atteindre au quotidien, non seulement au niveau de la pédagogie, mais aussi pour tout ce qui relève de la formation de la personne. L'ouverture aux autres, l'apprentissage de la vie sociale, l'éducation à l'orientation, la transmissions des valeurs chrétiennes ... en font partie.

Pourquoi avoir choisi comme thème le Projet Éducatif ?

Dans un contexte de « zapping » scolaire(cf. . les analyses de G Langouët et A. Léger sur les trajectoires scolaires entre le public et le privé), la qualité du projet éducatif de l'établissement est déterminante. C'est pour les parents l'un des facteurs fidélisants au sein de l'Enseignement Catholique, l'expression d'un établissement vivant associant parents et enseignants autour d'objectifs communs.
Le Projet Éducatif est un document vivant qui demande à être régulièrement relu par la communauté éducative, cette journée est aussi l' occasion d'une formation des acteurs de la communauté éducative.

1-2. LE PROJET ÉDUCATIF - POINTS DE REPÈRE 2

RAPPEL HISTORIQUE

  • 1971 : ANGERS
L'UNAPEL organise un congrès sur le Projet Éducatif
  • 1976 : LOURDES
Déclaration des évêques français :  « l'apport original de l'école catholique est de lier, dans le même temps et le même acte, l'acquisition du savoir, la formation de la liberté et l'éducation de la foi. »
  • 1976 : ROME
Déclaration de la congrégation pour l'éducation : « L'enseignement catholique se base sur un projet éducatif dans lequel fusionnent harmonieusement la foi, la culture et la vie. »
  • 1989 : ANGERS
Le père François Coudreau présente un dossier sur le Projet Éducatif de l'Enseignement Catholique, réflexions et questions sur le caractère propre.
  • 1992 : PARIS
Le préambule du Statut de l'Enseignement Catholique promulgué par la conférence des Evêques de France comporte un chapitre sur le projet éducatif (réactualisé en mars 1996).
  • 1995 : STRASBOURG
Le congrès de l' UNAPEL a pour thème : le projet personnel de l'enfant.
  • 1996 : ROUEN
La délégation nationale présente la charte du projet personnel de l'enfant.
  • 1997 : BEAUNE
La délégation nationale a pour thème le projet éducatif.


1-3. LE PROJET ÉDUCATIF - POINTS DE REPÈRE 3

APERCU DES RÉPONSES AU QUESTIONNAIRE DE L'UNAPEL SUR LE PROJET ÉDUCATIF

Chaque année, l'UNAPEL lance une enquête interne auprès des établissements de chaque académie pour mieux connaître la réalité du projet éducatif cycle par cycle et mesurer l'implication des parents.

Les questions fermées

Nombre de réponses
1 359 établissements - écoles, collèges, lycées - ont renvoyé leurs réponses au questionnaire proposé par l'UNAPEL
Existence d'un projet éducatif Existence d'un conseil d'établissement Présentation du projet éducatif Existence d'un projet pédagogique

1-4. LE PROJET ÉDUCATIF - POINTS DE REPÈRE 4

Les questions ouvertes

La relecture et la modification des projets

La moitié des projets est relue : en conseil d'établissement, avec la tutelle de la congrégation, lors de journées pédagogiques, de commissions pastorales ou d'assemblées générales.

Les partenaires de la communauté éducative et le projet

Projet personnel et projet éducatif

Les orientations fondamentales souhaitées dans tout projet éducatif


2. LES MOTIVATIONS DES PARENTS D'ÉLÈVES DANS LE CHOIX DE L'ÉCOLE

LANGOUET
Appuyé sur les données extraites d'une large enquête à laquelle ont répondu 5 265 familles représentant plus de 14 000 enfants, cette recherche se situe dans le prolongement d'un ouvrage précédemment publié et qui fit quelque bruit notamment parce qu'il mettait en évidence que, contrairement à nombre d'idées reçues, si le privé scolarise en moyenne un élève sur cinq à chacun des niveaux, c'étaient déjà, autour de 1980, plus d'un tiers d'entre eux qui, au cours de leur scolarité, utilisaient au moins temporairement ce secteur. Aujourd'hui, et c'est sans aucun doute le premier enseignement de cette nouvelle recherche, le « zapping » des élèves continue de progresser au détriment des parcours de fidélité à chacun des secteurs : plus de 40 % des élèves utilisant totalement ou temporairement le privé. Les différences de parcours des élèves selon les catégories sociales sont amplement confirmées : plus faible utilisation du « zapping » par les enfants d'ouvriers et d'employés, utilisation moyenne chez les cadres moyens, forte chez les cadres supérieurs ou artisans et commerçants, très forte chez les agriculteurs. Comme l'avait montré l'étude antérieure, le « zapping » reste fortement lié à une situation d'échec.

Mais, de surcroît, et c'est sans doute l'enseignement essentiel de cette recherche, l'utilisation des deux secteurs apparaît encore bien plus fréquente si on la mesure, non plus en fonction d'un enfant isolé, mais en contrôlant les parcours de l'ensemble des enfants d'une même famille :
- la prise en compte de l'ensemble des parcours effectués par les enfants d'une même fratrie montre que la fidélité familiale au public n'est plus, aujourd'hui, que le fait d'une famille sur deux, tandis que la fidélité au privé ne concerne qu'une famille sur 25.
Ce sont donc près de 49 % des familles qui, exclusivement ou partiellement, utilisent le privé. Voilà donc un résultat capital :

le secteur privé fait pratiquement jeu égal avec le secteur public, au sens où près d'une famille sur deux y scolarise actuellement, ou y a scolarisé, l'un de ses enfants au moins.

Ainsi, la fidélité au public - minoritaire dans les familles d'agriculteurs ou d'artisans et commerçants est, sans doute, en voie de le devenir chez les cadres supérieurs, - ne reste pas majoritaire mais continue de décroître dans les familles de professions intermédiaires, d'employés ou d'ouvriers ;
Majoritaire dans les familles aux niveaux culturels peu élevés, elle devient minoritaire dans celles des niveaux plus élevés.

Au delà de ces déterminants sociaux relativement classiques, des liens étroits apparaissent entre les parcours scolaires des parents et les choix qu'ils effectuent, une génération plus tard, pour leurs propres enfants. Des traditions familiales de fidélité au public ou au privé perdurent fortement :
De plus, les histoires scolaires des pères et des mères identiques dans 60 % des cas, mettent en évidence une dépendance entre stratégies matrimoniales et stratégies scolaires. Mais, cette reproduction des traditions familiales ne peut masquer l'ampleur du va-et-vient entre l'école publique et l'école privée, ni l'accroissement de ce brassage de population : l'augmentation du « zapping » , et ce n'est en rien contradictoire, montre bien que l'intersection entre la sphère d'influence du public et celle du privé s'élargit constamment :
- en même temps que perdure une forte reproduction de modèles parentaux de scolarisation, se dégage une tendance à l'affaiblissement de ces modèles et à l'atténuation de leur transmission.

La technique de l'enquête permettait aussi de mieux cerner les raisons des choix des familles : quels que soient les types de parcours, les choix idéologiques prennent une très faible importance.
Certes, l'école privée est choisie par une partie significative des parents pour des motifs confessionnels, tandis que l'on retrouve beaucoup plus de parents attachés à la laïcité du coté de l'école publique : mais ces choix d'ordre idéologique restent toujours très minoritaires (20 % de références à la laïcité chez les « fidèles » du public ; 27 % de références à des motifs confessionnels chez les « fidèles » du privé).
Les raisons principales des choix d'établissements sont, en réalité, liées à la recherche de la réussite scolaire, que ce critère soit directement retenu ou que soient mis en avant d'autres critères tels la disponibilité ou la compétence des enseignants, la bonne tenue, la discipline ou le climat de l'établissement.

Certes, les raisons invoquées varient selon les raisons sociales, mettant en évidence des espaces de liberté différents : par exemple, les raisons de commodités sont plus souvent le fait de familles de milieux populaires. Mais elles varient aussi en fonction des utilisations des secteurs :

Concernant les résultats des élèves, et bien qu'ils soient estimés ici à partir des déclarations des familles, nous avons pu confirmer l'inégalité des chances de réussite des différents groupes sociaux selon les types de scolarisation retenus : en particulier, les enfants d'employés ou d'ouvriers réussissent mieux en privé, les enfants d'agriculteurs en public. Par ailleurs, les usagers du privé expriment plus fréquemment une liberté de choix, insistent sur la réussite comme motif de choix et marquent une plus grande satisfaction par rapport à l'établissement fréquenté, même lorsque l'enfant y échoue : Sans doute pour une part, mais pas de façon uniforme : sur certains aspects, les élèves qui réussissent se ressemblent, quel que soit le secteur, comme d'ailleurs se ressemblent ceux qui échouent ; par d'autres aspects, ceux qui fréquentent un même secteur se ressemblent aussi, quelle que soit leur réussite. L'explication de « l'effet secteur » nécessiterait sans aucun doute des observations plus fines des établissements, de leurs structures et de leurs pratiques pédagogiques spécifiques.

Enfin, l'analyse des différences et des similitudes régionales montre notamment que les « stratégies » globales des familles ne se construisent pas selon les mêmes règles à Nantes, à Reims ou à Paris , tant elle sont liées aux offres de scolarisation, qu'à même appartenance sociale correspondent des comportements scolaires différents, des « stratégies » de choix du public ou du privé assez nettement opposées :
Gabriel LANGOUET est professeur de sociologie à la Faculté des Sciences humaines et sociales - Sorbonne (Université René Descartes) et membre de l'URA 887 (CNRS) ;
Alain LEGER est professeur de sociologie à l'université de Caen et membre de LAMAS - Institut du longitudinal (CNRS)



3. - LES POSTES D'ENSEIGNANTS DANS L'ENSEIGNEMENT CATHOLIQUE DE L'ACADÉMIE DE NICE

UN RÉEL PROBLÈME, UNE FORTE PRÉOCCUPATION DES PARENTS D'ÉLÈVES

Dans l'Enseignement catholique, chaque région, chaque diocèse peut avoir des « maillons fragiles » : tel secteur de recrutement, tel établissement en raison de difficultés conjoncturelles, telle filière de formation professionnelle mise en place récemment.
Cependant, l'arbre ne doit pas cacher la forêt.
Les travaux les plus récents de l'INSEE établissent, pour les 20 années qui viennent des tendances lourdes. En 2015 : Ces données ne constituent pas une révélation. Elles confirment les mouvements observés depuis plus de 10 ans. Le recensement de 1989 montrait que l'augmentation de la population du Var était de 17 %, soit un solde positif de 120.000 personnes en plus. C'était le taux le plus important après celui de la Seine et Marne. Contrairement aux idées reçues, l'augmentation de la population sur la Côte d'Azur n'est pas le fait des personnes âgées. L'expansion de la démographie scolaire est très préoccupante. Les Collectivités territoriales sont soumises à un rythme très soutenu de constructions de collèges et de lycées.
Au niveau national, l'attribution des emplois d'enseignement ne peut pas ignorer ces flux. Des efforts ont été réalisés depuis quelques années pour commencer ces paramètres mais les résultats de cette année scolaire démontrent que cela est encore insuffisant.
La forte disparité entre régions se caractérise par quatre éléments qui méritent une attentive considération.

Dans nombre d'académies, on observe :
Dans l'Académie de Nice :
Ce quadruple phénomène handicape le présent - et obère l'avenir - de l'Enseignement Catholique de l'Académie de Nice qui est dans l'impossibilité de faire face à ces multiples exigences.
Une authentique solidarité doit se manifester pour permettre au sein de l' Enseignement Catholique un développement équitable.

(d'après un document réalisé par Gilles de Baillencourt, Président de la Commission Académique de l'Enseignement Catholique de Nice)




L'Enseignement Catholique du VAR

EFFECTIF

Près de 14 000 élèves répartis en :

IMPLANTATION

L'Enseignement Catholique du diocèse de Fréjus-Toulon est surtout implanté dans l'agglomération toulonnaise (de la Seyne à Hyéres). Il scolarise environ 10 % des élèves des collèges mais moins de 8 % du premier degré (200 classes).

CARACTÉRISTIQUES

DÉVELOPPEMENT

La forte expansion démographique du Var nécessite la création de nouveaux établissements dans des zones qui en sont dépourvues. L'ouverture : témoigne de la vitalité de l' Enseignement Catholique varois.




L'Enseignement Catholique des ALPES-MARITIMES

EFFECTIF

Un peu plus de 18 000 élèves

IMPLANTATION et SPÉCIFICITÉ

L'enseignement catholique du Diocèse de Nice est essentiellement implanté sur le bande côtière (qui concentre 90 % de la population du département). Il scolarise selon les cycles de 11 à 13 % des effectifs.
Il connaît tout comme le Var, une forte poussée démographique. (L'Académie de Nice en 1993, a participé à plus de 84 % de l'accroissement de la population scolaire nationale). 40,9 % de la croissance des effectifs nationaux pour le seul département des Alpes-Maritimes. Taux de Croissance démographique annuelle des Alpes-Maritimes : 1,3 % L'Enseignement public a su prendre en compte cette spécificité, notamment en collège, bénéficiant d'un effort d'ouverture sans précédent de création d'établissement avec l'aide du Conseil Général. Les établissements primaires ont bénéficié d'un soutien important également : 74 ouvertures sur un seul niveau en 1996

Caractéristiques actuelles de l'enseignement catholique du DIOCÈSE de NICE

Un ensemble d'établissements de dimension viable, des ensembles scolaires de grande dimension :  Une dispersion du primaire relative et peu importante (moyenne de 250 élèves) Des zones peu ou pas développées :
- absence totale de l'enseignement catholique dans certains secteurs à forte densité de population jeune :  - Cagnes sur mer, Saint Laurent du Var, Ouest de Nice, Ouest de Cannes. Un enseignement technique peu développé surtout sur Antibes.
Une seule unité industrielle Don Bosco à Nice.
Aucune implantation dans l'arrière pays.

Explosion Démographique

Comparaison de flux entre deux académies alphabétiquement voisine

NANTES et NICE

* Dans l'Enseignement catholique du premier degré :
Nantes Nice
1982 / 1983 161.026 12.487
1994 / 1995 136.407 13.467
Variation
- en valeur absolue : - 24.619 + 980
- en pourcentage : - 15 %  + 7,84 %


* Dans l'Enseignement public du premier degré :
Nantes Nice
1982 / 1983 261.142 146.659
1994 / 1995 235.255 170.805
Variation
- en valeur absolue : - 25.887 + 24.146
- en pourcentage : - 9,91 %  + 16,46 % 


Ce tableau comparatif manifeste que l'enseignement catholique français n' a pas assez accompagné les mouvements de la démographie scolaire : Les taux d'encadrement montrent ce qui c'est passé : Ratio - Nombre d' Elèves par Niveaux - supérieur à 30 en cycle préélémentaire et de plus de 26 en élémentaire.






La situation lors de la rentrée 1997 dans l'Académie de NICE

Effectifs de l'Académie de Nice

Progression des effectifs

Écoles
Collèges
Lycées
Total
Var 810 792 202
1804
Alpes-Maritimes 885 391 366
1642


Nouveaux emplois d'Enseignement

Enseignement Public Académie de Nice :+ 307 postes dont 199 d'enseignants 1er/ 2e degré
Privé catholique sous contrat Académie de Nice :+ 10 pour 10 % des effectifs du Public. La parité voulait que 20 emplois soit répartis entre les établissements privés sous contrat.
Nombre moyen d'élèves par classe du 1erdegré : 27,4
c'est le taux le plus élevé de France dans l'enseignement privé catholique (22,7 à Nantes, 20 à Clermont-Ferrand). En 1997, aucune classe primaire n'a pu être ouverte dans l'Académie de Nice.
Dans les régions qui perdent des élèves, les emplois d'enseignants récupérés par la fermeture des classes en maternelle et primaire permettent des ouvertures dans le 2e degré. Dans l'Académie de Nice, non seulement on ne ferme pas de classe en 1erdegré, mais ces classes sont les plus chargées de toute la métropole.




4. - LES POINTS D'ACTUALITÉ

A - Les dossiers en cours de négociation avec le Ministère de l'Éducation Nationale

B - La consultation nationale : « Quels savoirs enseigner au lycée ? »

Le Ministre de l'Education Nationale a lancé une consultation nationale sur la question : « Quels savoirs enseigner au lycée ? ». Il est à craindre que les parents n'aient pas été consultés pour préparer la réponse aux questionnaires des établissements. Ceci a conduit l'UNAPEL à publier en commun avec les fédérations de parents d'élèves de l'enseignement public un communiqué de presse. Toutefois, la participation de l'UNAPEL aux synthèses académiques qui doivent être organisés du 18 Février au 13 Mars peur permettre de faire passer certains messages... La commission Éducation de l'UNAPEL établira quelques éléments pour préparer les présidents d'APEL.

C - Les Zones d'Éducation Prioritaires

Au moment où le Ministère de l'Éducation nationale redéfinit le découpage des Zones d'Éducation Prioritaire (ZEP), il serait opportun de faire en sorte que l'enseignement catholique entre dans ce dispositif.


5.- ANNEXES

LES SERVICES DE L'UNAPEL

Les nouveautés
Depuis 4 ans, l'UNAPEL s'efforce de multiplier et d'améliorer les services aux familles.
Mais aussi,
- L'URAPEL SIF, (Service d'Information des Familles)
- Le JED, Jeunes et leurs Difficultés,
- La Commission Animation Pastorale
- LaCommission Europe





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Dernière modification : 2003/10/23

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