| L’Association de Parents d’élèves de l’Enseignement Libre constitue sur le plan national la première fédération de parents d’élèves, loin devant la FCPE ou la PEEP. Elle est née en 1924 à Marseille. L’UNAPEL sera créée en 1931. 12000 cadres bénévoles assurent son fonctionnement. Ils sont assistés de permanents, 19 au national et une centaine au niveau URAPEL-UDAPEL. La communication interne générale utilise le support " UNAPEL-INFOS ". Trois sites web sont en projet : un accessible au public, un aux cadres, un réservé (Intranet). Les parents d’élèves de l’enseignement libre appartiennent au secteur dit de l’enseignement privé sous contrat, caractérisé par sa diversité : établissements confessionnels, laïques, régionalistes, ce qui pose, entre autres, le problème de l’émiettement budgétaire. On compte actuellement 107 établissements judaïques, 1 musulman mais l’enseignement catholique représente 96% de l’enseignement privé sous contrat. Il scolarise 2 millions d’élèves sur un total de 2,1 millions. Le secteur de l’enseignement en général connait une légère décrue imputable à l’évolution démographique, mais en proportion, l’enseignement catholique est moins touché que le public. Son impact reste immense puisqu’il touche 50% de la population scolarisable. un jeune sur deux passe dans l’enseignement catholique durant sa scolarité. Un phénomène de flux compensatoires existe entre le public et l’enseignement catholique qui exclue toute marginalité de ce dernier et souligne au contraire leur complémentarité. Deux facteurs de choix s’imposent majoritairement, l’échec scolaire et les difficultés familiales. Il est clairement établi aujourd’hui, et cela bat en brèche bien des idées reçues, que l’enseignement catholique scolarise plus d’élèves de familles en difficulté que l’enseignement public d’où des images paradoxales d’établissements dépotoirs ou élitistes. L’école catholique n’est pas en perte de vitesse. Les obstacles les plus importants à son fonctionnement et à son développement sont le contingentement du nombre de postes d’enseignants et la limitation des crédits. |
La loi Goblet interdit les investissements dans les écoles primaires. La loi Falloux limite les investissements immobiliers. En outre, il faut noter qu’un minimum de fonctionnement d’au moins cinq ans est nécessaire avant qu’un établissement puisse prétendre à des subventions. L’école catholique s’inscrit dans une démarche de liberté, indépendante de contraintes économiques, non régie par la loi de l’offre et de la demande. Elle rend un service d’intérêt général. La loi Debré en fixe le cadre et le fonctionnement. Satisfaisante sur le plan des principes, sa mauvaise application pose de gros problèmes. L’école catholique ne concurrence pas l’école publique. La notion de concurrence va à l’encontre de sa mission de service public d’éducation. Elle est en plus en opposition formelle avec l’idée de l’Eglise. Pour les mêmes raisons, loi et esprit, l’école catholique est ouverte à tous mais conserve en permanence son caractère propre. De même que l’école laïque, elle n’est pas neutre. Proposant l’éveil à la foi, régie par le principe de la libre adhésion, elle ne peut pas être qualifiée de lieu d’endoctrinement. C’est un instrument fondamental de la liberté de conscience. Elle met en avant le lien essentiel entre la famille et l’école, l’enfant et l’école. Elle souligne le rôle essentiel des parents, premiers éducateurs de leurs enfants qui donnent à leurs interlocuteurs éducatifs un nécessaire consentement. L’école catholique véhicule une image de liberté, inscrite dans la Constitution, qu’il faut conquérir tous les jours. Plusieurs monopoles très anciens, d’église ou d’état, se sont succédés. Pour en arriver là où nous en sommes pas moins de 150 ans auront été nécessaires, depuis la loi Guizot sur l’enseignement primaire.
D’après l’intervention d’Eric Mirieu de Labarre, Président de l’UNAPEL, à la FIAP/Paris le 22 janvier 1999.
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