UDAPEL - INFOS 06
Informations générales, dossiers, pastorale et divers
Dossier Entrée en 6e


LES SECTES EN FRANCE

Nous vous présentons les grandes lignes du rapport réalisé par une commission d'enquête de l'Assemblée Nationale.

INTRODUCTION

Contraste entre l'émotion soulevée par les agissements criminels des sectes et d'autre part l'indifférence quasi-générale qui permet, pendant ce temps, à un certain nombre de sectes de continuer à accomplir leurs méfaits, en 1985, le rapport d'Alain Vivien constitua une première alerte. Plus de 10 ans après, il faut constater que les mesures qu'il préconisait sont restées lettre morte. Jacques Guyard, député socialiste de l'Essonne, reprend le problème et fait à nouveau le point.
Les visiteurs intéressés par le rapport complet peuvent aller consulter ce rapport :

Plus directement à : rapport complet de la commission de l'Assemblée Nationale (22/12/1995)

UN PHÉNOMÈNE DIFFICILE À DÉFlNlR

L'impossible définition juridique

Fidèle à son « indifférence » à l'égard des religions, l'État n'a jamais donné une définition juridique de celles-ci. II n'y a donc pas de possibilité de distinguer une église d'une secte.

Les définitions issues du langage courant

C'est souvent insidieux, car où est la frontière entre « légitimité » et « dangerosité », la banalisation et la diabolisation, la tolérance abusive et la suspicion généralisée?

La conception de la commission

Elle reprend les critères utilisés par les renseignements généraux :

UN PHÉNOMÈNE DIFFICILE À MESURER

Les structures sectaires

Elles se concentrent sur 4 grandes régions :
  1. L'Ile de-France ;
  2. L'estuaire de la Gironde ;
  3. Le sillon rhodanien et la région Provence-Alpes-Côte d'azur ;
  4. La Moselle et la Meurthe-et-Moselle.

Les adeptes

Ils seraient 60 000. Leurs sympathisants : l00 000. 80 % des mouvements regroupent moins de 500 adeptes. Les Témoins de Jéhovah sont 130 000.
Évolution : Entre 1982 et 1995, la progression des adeptes et des sympathisants a été considérable, 60 % pour les premiers, 100 % pour les seconds.

UN PHÉNOMÈNE EN EXPANSION POTENTlELLE

Les grandes tendances actuelles : la nature des sectes

Une première vague d'implantation a eu lieu, en France, au début du XXe siècle, venant des pays anglo-saxons. La seconde déferle à la fin des années 60, venant des EU, marquée par l'orientalisme, l'ésotérisme ou la gnose (Krishna, Moon, Scientologie). Connaissent également un essor rapide des sectes fondées sur l'écologie (Ecoovie), les extra-terrestres (Raéliens), la méditation (Méditation Transcendantale) ou la fraternité (Nouvelle Acropole). En même temps, montent en puissance les mouvements issus du tronc judéo-chrétien, millénaristes (Témoins de Jéhovah, Nouvel Age) ou guérisseurs (Invitation à la Vie Intense).
À grands traits, cette évolution a trois caractéristiques :

La structure des sectes

Un modèle pyramidal, au profit d'une personne (le gourou ), coupé des adeptes, très hiérarchisé et filtré.

Les thèmes développés

Le perfectionnement individuel, une certaine ascèse, de nouvelles habitudes alimentaires ou sexuelles, la réduction du temps de sommeil, la rupture avec l'extérieur, le repli sur soi ou sur le groupe.

Les facteurs d'expansion potentielle

UN PHÉNOMÈNE MULTIFORME AUX EFFETS COMPLEXES
UN PHÉNOMÈNE DIVERSIFIÉ

La méthode adoptée

Onze familles de pensée ou de pratique sont inventoriées par les Renseignements Généraux

Les résultats de l'enquête

Près d'une secte sur trois relève du Nouvel Age. Les sectes orientalistes se renouvellent, la dominante « guérisseuse » envahit la plupart des courants, les courants évangéliques, pseudo-catholiques et syncrétiques résistent, un engouement pour les sectes psychanalytiques est indéniable.

DES PRATIQUES SOUVENT DANGEREUSES

Des illégalités nombreuses et variées: atteintes physiques à la personne humaine, mauvais traitements coups et blessures, pratique illégale de la médecine, violation de la vie privée, fraude fiscale, escroquerie, abus de confiance, une nocivité qui dépasse largement le champ des illégalités constatées par les tribunaux :

UN DISPOSITIF D'ENSEMBLE ÉQUILIBRÉ

II ne justifie pas de révolution juridique. L'arsenal dont nous disposons est suffisant, il suffit de l'appliquer.

POUR UNE RÉPONSE PRAGMATIQUE AU PHÉNOMÈNE SECTAIRE

CONCLUSION

Le phénomène sectaire s'est amplifié au cours de la dernière décennie : croisades, adeptes, formes plus variées, techniques plus sophistiquées, finances accrues, dépendance psychologique exploitée par les dirigeants à leur profit.
Les délits constatés ne rendent compte que d'une partie des faits, beaucoup plus étendus et plus graves. L'État ne peut rester passif à ce qui s'apparente à un véritable fléau. Pour réagir, il est nécessaire de mieux connaître et de mieux faire connaître le phénomène et ses dangers, de sensibiliser les institutions chargées d'appliquer le droit et d'aider à la réinsertion des anciens adeptes. Mais ces mesures ne suffiront pas. Ce phénomène est le reflet d'une crise morale autant que civique. II appelle aussi une réponse globale.

Pour en savoir plus Ce rapport fait au nom de la commission d'enquête sur les sectes en France, est édité dans la collection « Documents d'information de l'Assemblée Nationale » n° 2468. Prix : 40 F.
Associations :
- Union Nationale des Associations pour la Défense de la Famille et des Individus (UNADFI)
10 rue du Père Julien Dhuit - F-75020 Paris
Tél. : +33 (0)1 47 97 96 08).
- Centre de Documentation, d'Éducation et d'action Contre les Manipulations Mentales (CCMM)
Centre Roger Ikor - 9 rue Turgot F-75009 Paris
-Tél. : +33 (0)1 42 82 04 93

Faire une recherche sur " sectes "
Rapport complet de la commission de l'Assemblée Nationale (22/12/1995)




Uda-Infos : Au SommaireSommaire de l'entrée en sixième |
Accueil |

URL : http://www.udapel06.org/ng/publication/dossier/entree6/sectedossierng.html
Copyright : UDAPEL06 pour le contenu
Recréation : 1999/12/01
Dernière modification : 2003/10/23
Maintenance : webmaster@udapel06.org