Dans la lettre aux familles, Jean Paul II parlant de la « Personne » écrit à ce sujet :
« .../ La personne est singulière et universelle. Chacun porte en lui, à sa façon, le Talent de l’Humanité. Il est en quelque sorte (ce talent) un bien commun à tous.
Éduquer en Chrétien, c’est vivre l’acte éducatif du registre : « Croire, Espérer, Aimer ». »
CROIRE
Je crois en Toi, je te fais confiance, je crois en ta capacité de grandir.
Capacité pédagogique :
- Aider l’enfant à mémoriser des réussites, car il a besoin de se souvenir de ses réussites pour avancer.
ESPÉRER
J’espère avec Toi.
AIMER
Je t’aime car tu es et non pas comme je voudrais que tu sois et dans la durée, je t’aime comme Dieu t’aime.
Accompagner un enfant en difficulté ou handicapé ou précoce nécessite beaucoup de temps.
Nous avons célébré récemment la TOUSSAINT.
Cette solennité a un sens :
- Nous sommes tous appelé à réussir ;
- Nous sommes tous appelés à devenir Saints.
Nous devons nous interroger si nous répondons à l’attente des familles qui ont :
- 1. L’enfant en difficulté ou en échec scolaire
Les causes sont multiples :
- Difficultés d’apprentissage ;
- Manque de motivation ;
- Troubles de l’attention ;
- Problèmes relationnels.
La remédiation
- En établissement ordinaire
- Dans le primaire, ces enfants sont pris en charge par les Réseaux d’Aides Spécialisées aux Enfants en Difficulté (R.A.S.E.D.)
Classe d’adaptation ouverte :
- classe dans laquelle l’instituteur accueille, pendant un temps limité, des élèves ayant des difficultés dans une ou plusieurs matières, sans pour autant les couper de leur classe d’origine.
- Dans les collèges et les lycées professionnels, ces enfants peuvent être accueillis en 4e et 3e technologiques.
- Les enfants qui éprouvent de grandes difficultés en 5e dans les matières générales peuvent être orientés :
- vers une 4e à pédagogie de contrat
- vers une 3e d’insertion
- dans les Classes d’Initiation Pré-professionnelle en Alternance (CLIPA) qui accueillent des élèves en grande difficulté. Ces classes peuvent être implantées dans les lycées professionnels, les collèges et les centres de formation à l’apprentissage :
- En établissement spécialisé ;
- En Section d’Éducation Spécialisée (S.E.S.) ;
- En Section d’Enseignement Général et Professionnel Adapté (S.E.G.P.A.) ;
- Ces sections sont annexées au Collège.
- 2. L’enfant handicapé
La loi d’orientation de 1975 et les circulaires d’application du 29/01/82 et du 21/01/83 définissent le cadre réglementaire de l’accueil des enfants handicapés (malentendants, sensoriels, mentaux, moteurs) en milieu scolaire.
L’intégration dans tout établissement de l’Enseignement Catholique est une obligation autant par sa référence évangélique et son projet pastoral, que par son contrat avec l’état.
La finalité de l’intégration est de permettre à une personne handicapée jeune ou adulte de trouver une place dans le milieu social et professionnel ordinaire où elle pourra recevoir les aides nécessaires à compenser ses incapacités.
L’éducation des enfants et des adolescents handicapés peut se réaliser :
- En établissement spécialisé, pour ceux qui ont besoin de soins paramédicaux et médicaux permanents ;
- En intégration individuelle, classe ordinaire ;
- En intégration collective, classes spécialisées en écoles ou collèges ou en classes ordinaires.
Avons nous le souci du suivi de l’enfant handicapé en intégration individuelle ou en intégration collective ?
Mettons nous tout en oeuvre pour accueillir l’enfant pendant sa scolarité obligatoire, 6 à 16 ans ?
Nous sommes conscients que le coût de l’accueil d’un enfant handicapé est élevé mais il est à comparer avec les recettes 97/98 des établissements catholiques sous contrat des Alpes Maritimes (contributions, forfaits,etc.).
Combien cependant scolarisons nous ?
- D’enfants intégrés en classes maternelles ;
- D’enfants intégrés en classes élémentaires ;
- D’enfants intégrés en classes du second degré.
- 3. Les enfants précoces
a) Qui sont ils ? À quoi les reconnaît-on ?
Définition : ce sont des enfants dont l’âge mental est de 2 à 5 ans en avance sur l’âge réel.
Dans leur très jeune âge, on les reconnaît :
- Au fait qu’ils sont " en avance ", la notion même de précocité ayant cette signification : le quotient intellectuel traduit cette " avance " par le chiffre (rapport âge mental / âge réel) ;
- Par la forme du langage qui occulte tout langage bébé ;
- Par une curiosité intellectuelle très développée. L’enfant pose beaucoup de questions, beaucoup de " pourquoi ? ", ces interrogations s’orientent assez vite sur des questions d’ordre métaphysique, l’origine de l’univers, celle de l’homme. La préhistoire l’intéresse souvent ;
- L’avance du seuil de langage se traduit souvent par un apprentissage de la lecture avant le C.P. et assez souvent sans aucune aide ni influence extérieure ;
- Très tôt l’enfant demande de la stimulation, il n’aime pas les tâches répétitives, la routine. Il s’intéresse intensément à quelque chose, puis lorsqu’il a l’impression d’en " avoir fait le tour ", il change.
- Le décalage (dyssynchronie) frappe :
- Entre la pertinence de ses remarques et un comportement qui peut être très " bébé " ;
- Entre sa compréhension et sa maladresse dans certaines activités pratiques ou sportives ;
- Au fait qu’il est très sensible, en particulier à l’injustice, qu’il a beaucoup d’humour ;
- Au fait que l’ennui se manifeste souvent dès la maternelle ;
- Au fait que les difficultés à s’insérer dans le groupe peuvent se voir très tôt. L’enfant précoce préfère la compagnie des adultes ou d’enfants plus âgés que lui.
Tous ces éléments ne se manifestent pas forcément ensemble. Chaque enfant est différent. Mais plusieurs signes permettent de faire des hypothèses... et l’apprentissage de la lecture, seul sans aucune aide extérieure, est un signe sûr.
b) L’enfant précoce et ses difficultés
- Beaucoup connaissent l’échec scolaire. L’enfant précoce comprend instantanément avant ses camarades, ce qui explique qu’il ne supporte pas que l’on répète plusieurs fois la même chose ;
- Quand il est interrogé, il donne la bonne réponse, alors qu’il peine à apprendre à écrire. Il a de grands gestes lents et une graphie malhabile. C’est l’un des drames des enfants surdoués. Alors qu’ils sont en avance sur le développement intellectuel, ils accusent un retard sur le plan psychomoteur et affectif. On s’accorde à estimer qu’il y a 30 000 enfants précoces chaque année ;
- Ils se font tout seul et donc se sentent tout seul.
c) Une possibilité de remédiation : la formation des enseignants
Voici quelques axes de formation permettant aux enseignants de mieux connaître les caractéristiques encore mal connues de ces enfants :
- Satisfaire leur curiosité ;
- Favoriser leur créativité ;
- S’adapter à leur rythme d’apprentissage ;
- Ajuster leur enseignement à la demande ;
- Leur inculquer la notion d’effort personnel ;
- Mettre à leur disposition une méthode de travail ;
- Stimuler leur grande faculté d’abstraction.
CONCLUSION
Quelles sont les actions menées dans l’Enseignement Catholique Diocésain pour les enfants handicapés ?
Existe-t-il un dépistage des enfants précoces ?
À partir d’un inventaire réalisé en CO.DI.E.C., évaluons les priorités, ne restons pas bloqués face au manque de moyens humains et peut être de ressources financières.
Que de réussites auprès des Communautés éducatives, continuons de CROIRE, d’ESPÉRER et d’AIMER comme Dieu nous aime.