UDAPEL INFOS " SPÉCIAL "
La pétition ayant déjà, à ce jour, été remise à M. le Recteur, nous n'avons voulu garder, pour mémoire, que le texte et supprimé le formulaire.
Il n'est donc plus possible de " pétitionner " en ligne.
Chers Présidents, chers Parents,
Vous n'ignorez pas que l'Enseignement Catholique de l'Académie (VAR - ALPES-MARITIMES) se trouve confronté à un grave problème : les postes d'enseignants pour la rentrée scolaire 1998/1999 ne seront pas, une fois de plus, en nombre suffisant pour assurer le bon fonctionnement de certains établissements.
Plusieurs articles ont paru dans la presse locale à ce sujet, ainsi qu'un Livre Blanc déjà en votre possession, explicitant parfaitement la situation de plus en plus critique.
Afin que ce livre blanc ne reste pas lettre morte, le Comité Académique de l'Enseignement Catholique (CAEC) - où siège le Président Académique des APEL - a décidé de lancer une action concertée avec tous les membres et partenaires de la Communauté Éducative.
Cette action consiste à envoyer au Ministre de l'Éducation Nationale, sous couvert de Monsieur le Recteur, une pétition signée par chaque parent, enseignant, directeur, personnel de service ..., exprimant notre inquiétude face aux postes
légitimement réclamés et non attribués.
Je vous rappelle que la dotation pour cette année est de 9 alors que 18 sont nécessaires uniquement pour les Alpes-Maritimes.
Une lettre explicative du CAEC parviendra auprès de chaque famille dans les prochains jours, via votre établissement, avec un coupon détachable qui devra être retourné, dûment rempli et signé. à votre École, Collège, Lycée. Regroupées au niveau diocésain, puis académique, ces pétitions seront ensuite adressées
au Ministre en présence des médias. La loi Debré fait obligation aux Établissements Catholiques privés sous contrat d'accueillir tous les enfants. Or la loi est rendue inapplicable faute d'enseignants. Le besoin scolaire est reconnu
dans notre Académie, mais il n'est pas pris en compte. Dans la plupart des autres académies, les inscriptions sont ouvertes jusqu'en Juin. Dans la nôtre, et plus particulièrement dans les établissements des Alpes-Maritimes, elles sont
pratiquement closes cinq mois avant la rentrée.
Quel paradoxe ! Les effectifs de l'Enseignement Catholique des Alpes-Maritimes sont en croissance constante, ce qui signifie qu'il répond aux attentes des familles. À contrario, l'État nous en accorde chaque année de moins en moins. De plus il paraît nécessaire de rappeler aux parents qu'à l'heure actuelle il est difficile, voire même impossible, de pratiquer une pédagogie différenciée avec des classes surchargées et des dotations horaires les plus réduites de France,
- quand les suivis de classe risquent de ne pas être assurés,
- quand les classes à effectifs réduits pour des élèves en difficultés et en particulier en 6e ou en 4e avec des classes d'aide et de soutien ne peuvent être créées dans chaque secteur et que l'accueil en 1ère d'adaptation ne peut être développé,
- quand au lycée la diversité des options ou des séries à un moindre coût avec des classes de taille moyenne ne peut-être pleinement réalisée ?
Au niveau des enseignants comme au niveau des élèves, tout ceci ne peut que porter préjudice à un enseignement de qualité digne de ce nom et que nous, parents, sommes légitimement en droit d'attendre. 18 postes sont nécessaires,
9 sont généreusement octroyés et sur l'Académie !
Sur un plan autre, qu'allons-nous devenir :
- si nous n'avons plus notre libre choix de l'éducation de nos enfants ?
- si nous devons payer la surcharge pécuniaire qui ne manquera pas de rejaillir sur les montants des factures de frais de fonctionnement, l'établissement ne pouvant assurer seul salaires + charges des enseignants recrutés ?
Des familles de revenus modestes ne pourront plus inscrire leurs enfants. Leurs convictions, leur attachement à ce type d'enseignement seront bafoués.
Élitiste, l'Enseignement Catholique Privé sous contrat ? Pas encore, mais ne risque-t-il pas de le devenir si les Pouvoirs Publics demeurent aussi inertes. Ce terme que nous réfutons - élitisme - pourrons-nous longtemps encore le réfuter ?
Pourtant les points positifs existent :
- l'accueil de toutes les familles sans distinction,
- l'écoute de l'élève , de la famille,
- le Projet Éducatif, contrat moral passé entre les différentes composantes de la Communauté Éducative avec parents et les enfants,
- les dimensions spirituelle, morale et civique enseignées,
- l'absentéisme moins élevé que dans le Public. Dans les 24 heures le remplacement ASSURÉ,
- les constructions de nouveaux bâtiments ou modernisation de classes (implantation d'un lycée technique dans la Plaine du Var, nouveau bâtiment à St-Joseph-Carnolès à Roquebrune-Cap-Martin).
D'autres formes d'actions sont prévues à court et moyen terme. À la rentrée prochaine, nous ne manquerons pas de vous informer sur les décisions et démarches envisagées.
Merci d'avance pour votre mobilisation au sein des Communautés Éducatives.
Véronique FLATAU, Présidente UDAPEL 06.
PÉTITION AUPRÈS DE MONSIEUR LE MINISTRE DE L'ÉDUCATION NATIONALE
SOUS COUVERT DE MONSIEUR LE RECTEUR D'ACADÉMIE DE NICE.
En inscrivant nos enfants dans un établissement privé catholique, nous avons exercé, selon nos convictions, notre liberté de choix scolaire et nous avons ainsi voulu leur garantir le meilleur avenir possible.
C'est pour cette raison essentielle, qu'aujourd'hui, nous avons le devoir de vous informer des dangers qui guettent notre Enseignement Libre et nous vous demandons de vous mobiliser pour sa défense et son soutien.
- 9 POSTES POUR NOTRE ACADÉMIE ALORS QUE 21 POSTES SERAIENT NÉCESSAIRES SELON LES ÉTUDES FAITES PAR LE RECTORAT,
- PLUS DE 3500 ÉLÈVES NON ACCUEILLIS L'AN DERNIER,
- DES SUIVIS DE SCOLARITÉ NON ASSURÉS...
- Pour que soient tenus les engagements pris vis-à-vis des familles et de leurs enfants d'une scolarité pleine et entière dans l'Enseignement Privé Catholique, dont le besoin scolaire est reconnu, dans le respect des principes de la liberté de l'Enseignement de la loi Debré,
- Pour qu'un développement réel de cet enseignement puisse s'organiser et que soit possible une réelle qualité de travail pédagogique au service de tous, sans distinction d'ordre social, religieux, de niveau ou de profil scolaire,
Nous réclamons les moyens nécessaires et la création d'emplois nouveaux en nombre suffisant pour répondre aux réels besoins dès cette rentrée scolaire 1998/1999 dans l'Académie de NICE.