Je vous fait parvenir à tous, l'homélie que le Père Jean-Guy Langelier nous a donnée le 7 novembre 1998 à Saint Maximin, à l'occasion de notre joumée de formation académique.
Bon moyen de s'en réimprégner pour ceux qui étaient là, bon moyen de réflexion pour ceux qui n'avaient pas pu se joindre à nous.
Dimanche dernier vous vous rappelez de l'Évangile de Saint Mathieu qui proposait les Béatitudes (Bienheureux…). C'est le chemin de la perfection que l'Évangile nous trace pour aller vers le Père, en devenant les imitateurs du Christ Jésus.
C'est Jésus lui- même qui nous dit :
« Je suis la Lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie ».
Comment suivre le Christ, comment vivre son baptème, comment être fidèle au Christ, à l'Évangile, quant on est président d'APEL ?
Travailler bénévolement pour les autres, travailler à dynamiser, à rendre vivante, agissante une activité de parents d'élèves est une tâche difficile dans notre société actuelle trop portée à l'individualisme, quelque fois à l'égoïsme, au repliement sur soi.
Pourtant nous sommes bien convaincus que l'APEL fait partie de la Communauté Éducative de l'école parce que d'abord les parents sont les premiers éducateurs naturels et irremplaçables de leurs enfants. En second lieu, regroupés au sein de l'APEL, les parents peuvent et doivent agir ensemble, (pas en ordre dispersé), pour apporter une aide, un soutien effectif au projet éducatif de l'école.
Parce qu'en définitive le projet d'éducation d'une école catholique est de favoriser au maximum le plus grand bien de l'enfant, à la fois matériel, intellectuel et spirituel, pour paraphraser l'Évangile afin que nos enfants grandissent, se fortifient, se remplissent de sagesse en prenant Jésus pour guide de leurs vies.
Tout cela, vous le savez et vous en êtes convaincus. Mais'il n'est pas certain que les parents le sachent autant que vous. Et travailler à remuer cette " pâte humaine " c'est quelques fois très lourd, presque impossible devant l'indifférence de certains parents, qui pourtant persistent à mettre leurs enfants dans une école privée catholique.
Alors le découragement peut se présenter, les déceptions, l'ingratitude de certains parents, une certaine frustration devant la non-reconnaissance d'un travai1 accompli, parfois la colère, quelque fois des rancunes...
Heureusement, qu'à travers ce paysage d'automne qui annonce la mort, il y a des éclaircies. des embellies. des espoirs qui naissent, des prises de conscience, des engagements. Parfois aussi des cofrontations avec les parents, qui peuvent être le signe de la présence de l'Esprit Saint qui vient secouer des léthargies.
L'Apôtre Paul (malgré ses nombreux talents) a eu beaucoup de diffcultés dans son travail d'Évangélisation. Lui ausi a connu plusieurs échecs, plusieurs déceptions, plusieurs souffrances devant le peu d'empressement chez les juifs et les païens, pour accueillir le Christ Jésus et son message, et cela, malgré ses prédications, malgré ses efforts et l'on sait que l'ancien persécuteur des chrétiens n'a jamais ménagé sa peinejusqu'au péril de sa vie.
Ce matin Saint Paul nous glisse à l'oreille une petite parole d'espérance (inspirée par l'Esprit Saint) : Je peux tout supporter avec celui qui me donne la force. C'est bien Jésus qui nous dit : « Sans Moi vous ne pouvez rien faire ». Lui seul (livrés à nos propres ressources), sans le Christ, nous serions misérables.
Si le Christ n' est pas le moteur, la dynamo de notre vie chrétienne, nous risquons de piétiner sur place indéfiniment.
Lui seul peut nous donner le courage, le savoir-faire, la persévérance dont nous avons besoin pour poursuivre notre tâche absolument nécessaire au service de l'École, avec tous les renoncements personnels que cela doit impliquer.
Au cours de cette Eucharistie, demandons à l'Esprit Saint, les lumières dont nous avons besoin pour bien remplir notre tâche, demandons aussi le don de force, de vaillance qui nous donne une énergie qui nous renouvelle, nous recrée.
En gardant notre cœur humble et pauvre au milieu des succès, et, paisible dans les échecs.
Père Jean- Guy Langelier
Je n'ajouterai que deux questions :
Jean-Christian Jouve