En matière d’initiation, un éveil à la Foi est entrepris dès la classe de maternelle. La Catéchèse est assurée dès le cours préparatoire pour tous les enfants.
Des sessions de formation sont organisées tant pour le personnel enseignant que pour les catéchistes bénévoles avec, pour ces derniers, une formation initiale. Malgré ces mesures, le nombre de catéchistes reste insuffisant au regard du nombre d’enfants scolarisés. Cela concerne également le Corps Enseignant.
Le problème de l’indifférence religieuse et le manque d’engagement des adultes se font cruellement sentir.
Dès lors les établissements souhaitent davantage de prêtres.
Au Collège existe dans tous les établissements une équipe d’animation pastorale avec un engagement marqué des chefs d’établissements favorables à ce type de démarche. Seize animateurs en pastorale laïcs ont entamé une formation de longue durée. L’isolement des établissements face aux autres structures diocésaines tend à disparaître. Les liens avec les doyennés se développent notamment pour la préparation aux sacrements.
L’école catholique est ouverte à tous. L’Enseignement Catholique est confessionnel, la confession de foi inspire le Projet Éducatif dont la source reste l’Évangile. L’école catholique est un lieu d’exemple.
Donner confiance, équilibrer, réconforter reste la mission de l’école catholique. La présence d’un prêtre dans l’école catholique, lieu d’Église, s’impose. Le rôle des enseignants, Chefs d’établissements, personnels s’identifie au caractère sacramentel de l’École Catholique, lieu de témoignage et d’évangélisation. La minorité active des parents doit proposer le projet éducatif à la majorité passive des parents. L’École catholique est un lieu où l’on a une chance, une occasion de rencontrer une proposition de Foi, de rencontrer Dieu. La pastorale ne se limite pas à la Catéchèse, ce qui arrange bien des parents et des enseignants.
De fait l’école catholique est-elle toujours fidèle à sa mission ?
Les communautés éducatives doivent être davantage soudées et cohérentes dans leur action. Il ne faut pas oublier la notion de service rendu aux jeunes. L’établissement doit être plus ouvert à la vie associative, avoir un conseil d’école, d’établissement. L'école catholique remplit elle bien sa mission quand elle laisse à la porte des élèves en difficultés économiques, sociales et d’handicap scolaire ? Le rôle du prêtre accompagnateur est essentiel. Il faut créer le terrain capable d’accueillir la Parole, d’harmoniser les rapports entre le cœur, le corps et l’esprit pour favoriser l’intégration des jeunes dans la société. Il faut harmoniser les rapports entre le cœur, le corps et l’esprit pour favoriser l’intégration des jeunes dans la société, développer l’intériorité chez les jeunes et mettre en évidence le rapport entre la foi, la culture religieuse et la culture en général. Il faut accompagner les jeunes dans le développement de leur personnalité et les aider en prendre confiance en eux-mêmes, avoir une véritable attitude missionnaire, ouvrir la transcendance au travers de l’humanisation, donner des repères en vérité pour les jeunes, établir des relations avec les paroisses, améliorer l’accueil dans nos établissements, les redéployer dans les quartiers en développement, les villes nouvelles.
Un mouvement d’Église est une réunion de laïcs se réunissant autour d’une certaine sensibilité dans un but d’évangélisation, exemple, l’action catholique, les Scouts de France.
Un service reçoit mission de l’Evêque, exemple la pastorale des familles, des vocations.
Ainsi l’Enseignement catholique est un service d’Église dont le Directeur Diocésain reçoit Mission de l’Evêque, comme les établissements. Ce service est représenté par le C.O.D.I.E.C.et les parents comme les autres acteurs de son assemblée générale en sont une composante appelée à vivre en communauté la vie de l’Enseignement Catholique. Par contre, rien n’empêche l’élaboration de la parole de ses représentants au sein de l’association. Chacun doit trouver le lieu où travailler le plus efficacement.
Le CO.DI.E.C. avance le critère de coresponsabilité, une fois défini, comme moteur des deux autres, proximité et évangélisation. Le Projet Pastoral est la réponse à ce défi associé aux grandes orientations du document l’Église Catholique au seuil du troisième millénaire .
L’U.D.A.P.E.L. 06 s’engage sur le critère de proximité.
Qu’est ce que veut dire concrètement " annoncer le salut du Christ " à des écoliers, des collégiens, des lycéens, des professeurs et des personnels ?
Que veut dire " l’action de chrétiens solides et formés " ," participation et préparation aux sacrements avec une recherche d’intériorité et de participation consciente " pour nous, pour nos élèves, pour leurs parents ?
" .../ L’Enseignement catholique, c’est avant tout un lieu de mission, d’Évangélisation... " (Monseigneur BONFILS)
Où ? Quand ? Comment ? Avec quels moyens, quelle équipe, en suscitant quelles responsabilités ?
Nos écoles sont-elles un lieu de proximité ? Sommes-nous proches des jeunes ? A quelles conditions ? À quelles conditions ne sommes nous pas un " monde à part " ?
Sommes-nous dans le monde réel du quartier de la ville ? Qu’attendent les enfants du quartier d’une école catholique ? Sommes-nous proches des parents d’élèves ? Les connaissons-nous ? Que peuvent-ils apporter, qu’attendent ils d’une école catholique s’ils ne sont pas, s’ils sont un peu ou complètement " chrétiens engagés " ?
Comment et à quelles conditions sommes nous coresponsables de la mission de l’Église dans l’École Catholique ? Que faudrait-il faire pour le devenir davantage ?
Comment notre action dans l’école catholique s’articule-t-elle avec celle de la paroisse, des autres services, des autres mouvements ?
Existe-t-il des décalages ? Pourquoi ? Ces décalages permettent-ils un enrichissement mutuel ou au contraire sont- ils un facteur de division, d’incompréhension ?
Qu’attendre du prêtre accompagnateur et de l’école catholique pour la mission de l’Église ?
Comment peut-on faire vivre la communauté chrétienne de l’établissement ?
Quels sont les écueils inhérents au dysfonctionnement de la Communauté Educative ?
Organiser des réunions de prière rappelant quelques exigences :
« Vivre, cela veut dire prendre part à cette histoire et à ces réalités, c’est à dire non seulement se donner mais avoir les moyens de s’y investir. »
« Une communauté qui ne possède pas un minimum d’organisation à cause du nombre insuffisant de membres engagés risque de se replier sur elle même et à plus ou moins long terme finit par fonctionner en vase clos. »
La coresponsabilité évite l’isolement dans la tâche confiée, permet une synergie à tous les niveaux de responsabilités, évite le repli sur soi-même et le fonctionnement en vase clos. On peut dire que l’A.P.E.L. en est exclue de fait.
Quelle mission dans ce critère ?
" amour, joie, patience, serviabilité, bonté, confiance dans les autres, douceur, maîtrise de soi "
Quelques pistes :
Les enfants de nos villes ont perdu les points de repères que devraient leur apporter l’environnement de la nature, l’observation des animaux et des végétaux, les repères de l’espace…
La pauvreté fragilise le lien familial de même que la concentration des populations ou les logements trop étroits.
La situation de nombreuses familles monoparentales est significative de cette misère et de cette démoralisation.
Quelles réalités ?
Nous devons respecter de la manière la plus loyale l’autonomie des réalités et des personnes politiques dans les domaines qui relèvent de leur ressort. Nous ne cherchons pas à obtenir des avantages ou des faveurs de leur part et nous souhaitons être respectés dans l’exercice de notre liberté chrétienne, spécialement dans le domaine politique.
Nous nous réjouissons de pouvoir contribuer à la cohésion sociale et à la recherche du bien commun de la cité par l’approfondissement de notre foi et l’éducation des consciences à une véritable notion de la liberté et au sens de la responsabilité personnelle vis à vis de la collectivité.
Nous devons résister à la tentation de réduire notre foi chrétienne à " une tradition religieuse que l’on pourrait utiliser à des fins culturelles, sociales ou politiques ".
La tradition catholique est inséparable de l’Évangile du Christ qui l’inspire et du peuple des croyants qui s’en réclame.
Le dialogue inter religieux doit être approfondi. Le sentiment du sacré qui habite chaque être humain doit être développé.
Attention aux raisonnements réducteursIl faut mettre en garde tous les acteurs sur un refus d’acceptation du monde tel qu’il est, sur la quête d’un ailleurs, sur la recherche de gourous susceptibles d’aider à trouver la route qui conduit à cet ailleurs.
Ignorer le Verbe de Dieu fait homme conduit à une conception d’un " dieu " conscience universelle ou " énergie cosmique " d’où l’homme émanerait et dont il ferait partie. La gnose contemporaine estime que le mal relèverait plutôt de la fatalité que d’une liberté, d’une responsabilité ou d’une faute personnelle. Par conséquent, il est vain d’agir sur les structures de la société pour les améliorer. Le dynamisme de la militance est donc tari à la source et il n’y a de salut que par la connaissance (gnose) qui seule peut sauver. Le mal du monde et dans le monde tiendrait plutôt à la faiblesse de notre connaissance qu’à une défaillance de notre liberté.
L’école catholique est confrontée à des enfants et à des adolescents qui vivent les difficultés du temps présent :
Elle doit être en mesure de fournir aux jeunes les instruments de connaissance qui leur permettent de prendre place dans une société fortement marquée par les connaissances techniques et scientifiques bien que l’on puisse clairement affirmer au seuil du XXIème siècle la faillite des théories scientistes prônées par Auguste COMTE.
Elle doit en premier lieu leur donner une solide formation orientée chrétiennement. Cette conscience exprime la position centrale de la personne dans le projet éducatif, la rend apte à éduquer de fortes personnalités par opposition à une réduction de l’école à ses aspects techniques et fonctionnels.
Il faut faire prendre conscience à tous de l’identité de l’école catholique, sujet ecclésial, lien authentique d’une action pastorale spécifique.
L’école catholique est un lieu d’Evangélisation, d’éducation intégrale, d’inculturation, d’apprentissage du dialogue entre jeunes de religions et de milieux sociaux différents. (Rappel des bases du tripode Foi, Culture, Vie)
La promotion d’une telle dimension reste l’objectif de tout membre de la communauté éducative.
L’école catholique est un lieu d’expérience ecclésiale dont la communauté chrétienne constitue la matrice. Elle relève d’une pastorale organique de la communauté chrétienne. Il faut donc sensibiliser l’Église paroissiale et diocésaine à la prise en charge de l’éducation et de l’école.
Il faut dire et répéter que le savoir reste un instrument de sagesse, une conception de vie. L’école catholique est une école pour tous avec une attention particulière portée aux plus petits. L’ouverture permet d’apprécier et de partager une proposition éducative qualifiée.
Il faut aussi lutter contre la tendance délégataire d’éducation des enfants de la part des parents. Il faut impliquer les familles dans le projet éducatif de l’école catholique. L’A.P.E.L.peut apporter une personnalisation qui rend efficace l’ensemble du projet éducatif.
Enfin et pour compléter ce qui a déjà été écrit, il ne faut jamais oublier que l’école catholique, service d’Église, est le seul lieu d’Église où s’expérimente, se met en œuvre, se vit une forme basique d’œcuménisme véritable.